La confiance en soi

La confiance en soi
La confiance en soi

Vous n’osez pas prendre la parole en public, vous êtes souvent persuadé que les autres font mieux que vous, vous êtes du genre à refuser une promotion par crainte de ne pas être à la hauteur et de décevoir les autres...

Il arrive parfois que l’on doute de soi. De ses capacités, de son travail, de la manière dont on va pouvoir régler tel ou tel problème… Mais quand ce sentiment de manque de confiance en soi prend le dessus, il devient alors un véritable handicap.

Souffririez-vous d'un manque de confiance en vous ? Il est temps de réagir et d'affronter vos peurs pour vivre enfin sereinement. La confiance en soi, ça s'apprend !

Le manque d’assurance se manifeste, le plus souvent, par des sentiments d’infériorité, de découragement et de honte. Cela entraîne un refus face aux responsabilités, par peur de l’échec. Cela entraîne souvent un malaise en société, qui provoque une difficulté dans la prise de parole en public ou tout simplement le contact à l’autre.

Dans notre dossier vous trouverez les informations nécessaires à la compréhension de ce qu’est le manque de confiance en soi : les troubles ressentis, les causes... mais aussi les solutions pour changer, avec les conseils d’une psychologue. Pour finir, lisez le témoignage d’Eric, qui raconte comment il a réussi à s’affirmer.

Les causes

Il peut y avoir plusieurs causes au manque d'assurance et de confiance en soi. Plusieurs facteurs entrent bien sûr en ligne de compte, mais il existe un schéma commun.

Comme souvent en matière de psychologie, ce trouble trouve généralement ses causes dans l’enfance : des parents trop exigeants risquent de fragiliser leur enfant qui se sentira dévalorisé s’il n’arrive pas à répondre à leurs attentes (être le premier à l’école, etc.). Et cette peur de décevoir restera ancrée à l’âge adulte. Mais aussi, des parents trop protecteurs ne vont pas préparer leur enfant à affronter, plus tard les difficultés de la vie. Plus grand, il éprouvera un sentiment d’insécurité, aura du mal à se montrer autonome et à assumer des responsabilités.

Plus généralement, il peut être difficile de résister à la pression sociale qui valorise un modèle idéal : il faut réussir ses études, sa vie de famille, avoir une carrière accomplie... Une telle exigence de perfection sociale peut inhiber des personnes qui se disent "Je ne vais pas y arriver", "Je ne suis pas à la hauteur"...

Toutefois, il ne faut pas confondre timidité et réserve. De la même manière, il ne faut pas confondre appréhension et manque d’assurance. Il est tout à fait normal d’être stressé avant une échéance importante. En revanche, lorsque ce sentiment devient insurmontable, c’est qu’il révèle un mal-être plus profond.

Les symptômes

Le manque de confiance en soi se traduit souvent par la peur de prendre la parole en public, par exemple. En fonction de l’audience cette peur diffère : c’est surtout au travail, à l’école que l’on peut éprouver des difficultés… mais aussi parfois en famille, avec des amis ou des proches. Vient aussi le sentiment de ne pas être pris au sérieux, de ne pas être écouté, de ne pas être apprécié.
Comme vous appréhendez le changement, toute situation imprévue va provoquer de l’anxiété, ce qui peut d’ailleurs se manifester par des symptômes psychosomatiques (difficultés à respirer, crise de tachycardie...).

De plus, vous êtes pris dans une stratégie d’évitement qui va, elle-même, générer de l’anxiété : vous cherchez à fuir des situations qui peuvent être éprouvantes (examen, réunion, voire rendez-vous amoureux...), mais vous vous demandez comment faire et vous angoissez "par anticipation".
Cette stratégie d’évitement entraîne donc une tension nerveuse qui vous épuise, aussi bien au niveau mental que physique.

Le manque de confiance en soi se manifeste généralement par des symptômes comme :

Un sentiment d’infériorité : vous vous comparez sans arrêt aux autres, vous les survalorisez tandis que vous ne vous trouvez que des défauts.

Un sentiment de découragement : du fait de cette impression d’infériorité, toute entreprise vous semble vouée à l’échec.

Un sentiment de honte : comme vous ne vous sentez pas à la hauteur, vous avez l’impression que les autres aussi vous trouvent "nul".

Les conséquences

Les conséquences d’un manque de confiance en soi sont multiples, et changent selon les personnes concernées :

Vous refusez les responsabilités : vous avez peur de l’échec et, du coup, vous ne prenez pas de risques, que ce soit dans vos études ou dans votre vie professionnelle.

Vous n’êtes pas à l’aise en société : le fait de prendre la parole en public ou d’animer une réunion vous semble impossible, vous avez peur de rougir, de bafouiller… Et vous évitez au maximum les relations avec les autres.

Vous ne voulez pas vous faire remarquer : ayant du mal à affirmer votre point de vue face aux autres, vous allez plutôt suivre leur avis et vous montrer "conformiste".

Au fil du temps, un cercle vicieux peut s’installer. Persuadé que l’on ne va pas y arriver, on n’ose pas s’exprimer de peur d’être ridicule ou incompris. Devant cette attitude effacée, l’entourage prend petit à petit l’habitude de ne pas demander notre avis. Résultat : on se sent dévalorisé parce que sûrement, si l’on n’est pas sollicité, c’est que l’on n’est pas à la hauteur. Alors on a honte, on se renferme sur soi…

 Le manque de confiance en soi peut, dans certains cas, conduire à des conséquences encore plus graves, à une véritable crise identitaire, et il devient alors difficile d’affronter le quotidien. Lorsqu’il est très prononcé, il n’est pas rare que l’on en vienne à ne plus assumer ses responsabilités de peur d’échouer. À force de ne pas vouloir se mettre en avant, on peut ainsi refuser une avancée professionnelle de peur de ne pas être compétent.

Retrouver confiance en soi

Pour retrouver confiance en soi, il peut être difficile d’entamer un travail sur soi, puisque cela implique de changer et de prendre des risques. Mais il faut penser aux bénéfices sur la distance. A terme, c’est la perspective de contrôler votre anxiété, de reconnaître enfin vos qualités, mais aussi d’admettre la possibilité de l’échec.

En effet, ce n’est pas parce que vous faites une erreur que vous devez vous dénigrer et vous dévaloriser par rapport aux autres, d’autant qu’il est toujours enrichissant de tirer la leçon de ses échecs. On en ressort grandi et plus fort pour la suite.

Prendre la décision de changer est bien sûr la première étape vers une nouvelle vie. Mais selon les cas, la route sera plus ou moins longue, plus ou moins difficile. Changer son attitude, et surtout surmonter ses peurs, demande souvent un travail sur soi qu’il n’est pas possible de réaliser seul.
Guérir d'un manque d'assurance peut être difficile, mais vous pouvez entamer ce travail si votre manque d’assurance n’est pas trop prononcé. Il faut dans un premier temps essayer d’identifier précisément vos difficultés et avoir la volonté de vraiment changer.

Ce changement doit se faire de manière progressive : attaquez-vous d’abord aux situations les moins anxiogènes, et surtout soyez réaliste. Si vous vous fixez des objectifs trop ambitieux au début, vous n'y arriverez pas et risqueriez alors de ressentir un intense sentiment d'échec, ce qui serait le retour à la case départ.

La lecture d’ouvrages sur le développement personnel par exemple, peut être une aide précieuse dans votre démarche pour retrouver confiance en soi. On peut aussi se lancer dans certaines nouvelles activités qui nécessite de s’exposer, comme le théâtre, la danse, le sport…

Les traitements

Si votre souffrance est trop forte, il est nécessaire de vous faire aider par un spécialiste afin de mettre en place un traitement. Vous pouvez suivre comme traitement, une thérapie de type comportementale et cognitive, pendant six mois voire un an, avec un psychiatre ou un psychologue clinicien. L’objectif est de procéder par étapes, pour réussir à modifier progressivement votre comportement et à vous affirmer.

Dans cette optique, quelques exercices simples peuvent vous donner un petit coup de pouce. Par exemple, pour apprendre à vous exprimer plus facilement face aux autres, " exercez-vous " d'abord devant un public déjà conquis : avec vos amis ou votre famille. Il vous sera ensuite plus aisé de prendre la parole devant vos collègues de bureau ou une assemblée plus importante.

En parallèle, des médicaments peuvent éventuellement vous être prescrits : des anxiolytiques pour lutter contre l’anxiété, ou un bêta-bloquant très faiblement dosé, ou des antidépresseurs si votre manque d’assurance a une dimension dépressive. Ces derniers traitements sont à suivre en moyenne pendant quelques mois, toujours en association avec une thérapie comportementale et cognitive. Si vous êtes plutôt médecine douce, pourquoi ne pas prendre les conseils d'un homéopathe, en plus de l'accompagnement psychologique ?

En effet, il est aussi important d’être plus à l’aise physiquement, car le corps répercute les signes du manque de confiance en soi (tremblements, rougissements, bégaiement...). Faire de la relaxation par exemple, vous aidera à vous détendre et à contrôler plus facilement vos émotions. Ou si vous êtes du genre actif, organisez-vous pour pratiquer régulièrement un sport.

En associant travail sur l’esprit et sur le corps, vous parviendrez à vous sentir plus épanoui et à avoir plus de recul et de sérénité dans votre relation aux autres.

Certes, la confiance en soi peut fluctuer selon le contexte en étant, par exemple, mise à mal en cas de rupture ou pendant une période de difficulté professionnelle. Mais le fait d’être conscient de vos possibilités, de mieux maîtriser vos doutes, vous permettra d’être plus fort face aux épreuves.

Alors pour que ces traitements pour retrouver confiance en soi deviennent soient efficaces, voici quelques conseils :

Si vous manquez vraiment d’assurance, n’attendez pas que la situation devienne insurmontable pour réagir.

Si vous avez choisi de vous faire aider, n’hésitez pas à faire les exercices prescrits par votre thérapeute. Il se peut qu’il vous demande de vous entraîner devant un miroir par exemple si vous avez du mal à prendre la parole en public. Faites-le, même si vous vous sentez ridicule au début !

N’hésitez pas à en parler autour de vous. Votre entourage n’avait peut-être pas conscience que vous souffriez autant, et leur montrer que vous prenez les choses en main peut aussi vous aider à reprendre du poil de la bête.

Les conseils du psychologue

Entretien avec Marie Haddou, psychologue. Elle donne des conseils pratiques…

Quels sont les "trucs" qui aident à s’affirmer au quotidien ?
Il existe des techniques simples qui permettent de faire un premier travail sur soi. Par exemple, "le disque rayé" : il s’agit de défendre son point de vue sans être agressif, mais avec calme et fermeté. Ainsi, si votre employeur vous demande de rester très tard le soir et que vous ne pouvez pas, au lieu d’accepter par peur de sa réaction, vous lui répondez : « Je veux bien faire un effort ce soir, mais je ne peux pas rester aussi tard. » S’il insiste, persistez-vous aussi : « Je comprends très bien votre demande, mais je ne peux pas rester si tard...En revanche, je peux venir plus tôt demain matin. » Cette offre de compromis vous permet de défendre votre point de vue tout en prenant en compte celui de l’interlocuteur.

Un autre conseil ?
Autre technique : "l’écran de brouillard" qui permet de répondre de manière floue pour ne pas prêter flan aux critiques. Si l’on vous dit : "Je te trouve désagréable", plutôt que de vous effondrer, vous pouvez répliquer : "Cela peut m’arriver, mais ce n’est pas très grave." L’objectif étant de mieux faire face au jugement des autres.

Comment parvenir à changer de comportement de façon durable ?
L’auto-observation est importante. Vous pouvez noter dans un carnet les situations qui provoquent de l’anxiété et les analyser. Cela mettra en évidence vos "pensées automatiques" négatives, comme "Si je refuse de rester plus tard, mon patron va me virer", alors qu’il peut se montrer conciliant. En effet, lorsque vous manquez de confiance en vous, vous ne cessez de vous angoisser, de culpabiliser et de dramatiser en élaborant des scénarios catastrophes. Ce travail d’analyse permet peu à peu de transformer vos croyances erronées, telles que "Je dois être parfait". On a tous droit à l’erreur, que ce soit au travail ou dans sa vie privée ! Cela ne signifie pas pour autant que l’on est incompétent ou voué à l’échec...

Le témoignage d’un patient

Témoignage d'Eric, 36 ans, qui raconte comment il a retrouvé la confiance en soi.

Vous êtes gêné depuis longtemps, depuis votre enfance ?
Adolescent, j’étais incapable de prendre la parole devant les autres et j’étais terrorisé par les exposés. J’avais peur d’être jugé et je me disais toujours "Ça va mal se passer". Cela a joué sur mes études. A la fac, je me suis débrouillé pour échapper aux exposés... mais les tactiques que je devais mettre en place pour y arriver m’épuisaient. J’étais tout le temps stressé.

Vous avez réussi à surmonter votre problème seul. Comment ?
Je suis parti comme professeur de français en Tanzanie. Cela a été le premier déclic : il fallait que j’affronte le regard des autres, je n’avais pas le choix ! Je me suis aussi lancé des défis, comme faire de l’alpinisme ou de la course à pied : j’ai réalisé que je pouvais accomplir des choses que les autres ne font pas forcément... Et je me suis rendu compte qu’il vaut mieux aller de l’avant plutôt que fuir les difficultés.

Comme cela se passe-t-il aujourd'hui ?
Je parviens à prendre la parole en réunion de travail. Et s’il m’arrive encore de rougir, je me dis : "Ce n’est pas grave". Le fait de prendre confiance en moi m’a également permis de me sentir plus à l’aise avec les filles. En revanche, je ne parviens toujours pas à m’exprimer devant une grande assemblée : c’est le dernier obstacle à franchir !

Source:sante-az.aufeminin

Article publiée le : 05-01-2015, Lue 2064 fois.


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