Essai Seat Leon X-Perience

Essai Seat Leon X-Perience
Essai Seat Leon X-Perience

Avant d’accueillir en 2016 le premier SUV de son histoire, et après nous avoir concocté le monospace aventurier qu’est l’Altea Freetrack, Seat offre à sa Leon une version baroudeuse, qui fait tout pour concilier comportement dynamique et capacités tout-chemin.

Alors que Volkswagen proposera bientôt une Golf Alltrack parée pour gambader dans les champs, Seat semble lui avoir grillé la politesse et vient tout juste de lancer sa Leon X-Perience qui suit dans les grandes lignes la même recette. Comme sa cousine d’outre-Rhin, l’ibère, ici dans sa déclinaison break (ST), adopte une transmission intégrale, une garde au sol rehaussée (+27 mm) et bien sûr un traitement cosmétique de circonstance. On trouve donc des protections en plastique qui longent la partie basse de l’auto et des renforts satinés au niveau des boucliers. Le tout est souligné sur notre modèle d’essai par des jantes optionnelles de 18 pouces (+420 €) qui siéent plutôt bien à la Leon X-Perience.

Dans l’habitacle, l’ambiance reste sensiblement la même et seuls les surpiqûres orange ainsi que les logos propres au label X-Perience, présents sur le volant et les seuils de porte, viennent nous rappeler que nous ne sommes pas à bord d’une Leon ST classique. L’intérieur peut en outre recevoir une sellerie spécifique en Alcantara marron (+715 €) qui recouvre partiellement les panneaux de porte et les sièges. De quoi égayer un peu plus un habitacle terne mais dont la finition se montre toujours exemplaire. Quant à l’habitabilité, elle ne bouge pas d’un cil et le coffre revendique toujours un volume généreux de 587 litres (1 470 litres banquette rabattue).

Parmi les autres caractéristiques qui n’évoluent guère, la sonorité du 2.0 TDI 150 de notre modèle d’essai, équipé d’une boîte manuelle à six rapports (la boîte DSG à double embrayage et six rapports est uniquement disponible et même imposée sur le 2.0 TDI 184 et sur le 1.8 TSI 180), demeure toujours aussi présente à pleine charge. Elle se fait heureusement plus discrète à vitesse de croisière. Lorsque l’on s’aventure sur les routes secondaires, l’agrément de conduite du bloc Diesel et ses performances (0 à 100 km/h en 8,7 secondes) font pardonner ces quelques claquements.

Le plaisir est aussi au rendez-vous côté châssis, en contrepartie de suspensions assez fermes. Doté de réglages identiques à celui d’une ST 4Drive en finition FR -garde au sol mise à part- il profite d’un essieu arrière multi-bras et ne pâtit pas trop du centre de gravité légèrement plus haut. La transmission intégrale, composée d’un coupleur Haldex de cinquième génération et d’un blocage électronique de différentiel XDS, offre un surcroît de motricité bienvenu, qui implique en contrepartie un poids bien plus élevé (1 492 kg pour notre version 2.0 TDI 150, soit 220 kg de plus qu’une Leon ST équivalente en deux roues motrices) et une consommation accrue (4,9 l en cycle mixte au lieu de 3,6, et en pratique 7,4 l/100 km durant notre essai).

En dehors des routes bitumées, la transmission intégrale permet de conserver un rythme soutenu sans trop se préoccuper de l’adhérence et la répartition du couple entre les quatre roues fait parfaitement son office lorsqu’il s’agit de franchir des pentes assez prononcées. Cependant, le manque de moelleux des suspensions n’incite pas vraiment à augmenter la cadence sur les terrains irréguliers. Enfin, le gain en couple offert par la version 184 ch du 2.0 TDI (380 Nm entre 1 750 et 3 000 tr/min), que nous avons pu essayer sur un parcours offroad, apparaît comme un atout indéniable dans ces conditions.

Source: autonews


Article publiée le : 14-12-2014, Lue 1840 fois.


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